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Virus VIH au sein de cellules humaines

Première visualisation en direct d’un lentivirus au sein de cellules humaines vivantes

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Voir les virus évoluer, infecter les cellules et se répliquer permet de mieux comprendre leur fonctionnement, leur mode d’action. Voir les virus évoluer et réagir en temps réel constitue également la garantie de pouvoir mesurer l’action de molécules thérapeutiques. C’est à ce nouvel exploit, par l’observation de minuscules brins d’ADN viraux, que sont parvenus les scientifiques de la start-up NeoVirTech, incubée au sein de l’ITAV (CNRS / UT3).

 

Trois ans après le transfert de la technologie ANCHORTM (CNRS) entre Toulouse Tech Transfer (TTT) et NeoVirTech (NVT), cette entreprise a développé avec l’aide de la société GEG Tech cette technologie jusqu’à le rendre capable de visualiser pour la première fois le génome d’un lentivirus humain, virus dérivé du SIDA VIH-1.

 

Outre l’évaluation de l’efficacité thérapeutique de molécules à l’encontre du SIDA au sein des cellules vivantes, cette technologie fait émerger de nombreuses autres applications. D’une part, les virus de cette famille, les lentivirus, sont utilisés en tant que vecteur de transfert de gènes que ce soit pour les biotechnologies comme pour la thérapie génique. Ils servent ainsi de véhicules pour insérer des gènes et corriger le fonctionnement cellulaire. D’autre part, ces virus sont employés comme objets d’étude dans de nombreux projets de recherche. En donnant accès à une caractérisation bien plus fine de l’infection par les rétrovirus,  cette technologie ouvre la porte à la compréhension des nouveaux mécanismes et au développement de nouvelles biotechnologies.

 

La technologie ANCHOR

 

La technologie ANCHOR a été générée suite à une collaboration entre le LBME (CNRS / UT3) et le LMGM (CNRS / UT3). Ce système permet de convertir l’ADN en un signal fluorescent aisément détectable sous forme de « spots » dans les cellules vivantes. TTT a financé un programme de maturation permettant l’adaptation du système pour son utilisation dans les virus et assuré le transfert de technologie vers la société NeoVirTech en 2015. Cette rupture technologique apporte une preuve de concept quant à la capacité du système ANCHORTM à  localiser des rétrovirus qu’ils soient pathogènes ou employés en biotechnologie.

 

 

Pour en savoir plus :

Consulter l’actualité et la vidéo sur le site de NeoVirTech